Les petites cités de caractère

 

  •  Beaumont-sur-sarthe

  Bâtie au X e siècle sur les bords de la Sarthe, la ville de Beaumont-sur-Sarthe est située sur l'axe reliant Alençon au Mans. À l'intérieur d'une vaste muraille elliptique, la "Petite Cité de Caractère" se développe tout en dominant la Sarthe et en bénéficiant d'une situation stratégique importante. Le château fort, place de guerre dont l'origine remonte au XI e siècle, domine les jardins profilés en terrasse, et agrémentés d'un bassin du XVIII e siècle, ainsi que d'un colombier.

  • Fresnay-sur-Sarthe

Comme toutes les villes d'histoire, Fresnay-sur-Sarthe a bien souvent vécu des périodes difficiles, comme au XI e siècle lorsque les troupes de Guillaume le Conquérant la prirent plusieurs fois d'assaut ou, quatre siècles plus tard, avec l'invasion des Anglais en pleine Guerre de Cent Ans.
Plusieurs parties du château sont très bien conservées, comme la Poterne datant du XV e siècle qui abrite aujourd'hui le musée des Coiffes.
La cité se distingue également par ses halles, reconstruites après 1611 et utilisées comme marché aux grains puis, comme halles aux toiles. Les romantiques eux, pourront se contenter d'une promenade sur les bords de la rivière Sarthe et admirer l'architecture douce et homogène de la ville qui mérite très largement son label de " Petite Cité de Caractère ".

  • Vivoin

 Si le nom de Vivoin apparaît pour la   première fois en 832 dans un acte de Louis le Pieux, c'est au XI e siècle que Raoul, Vicomte de Beaumont, fait établir un prieuré dont les moines deviennent seigneurs de la paroisse. Situé près de la Sarthe, sur les bonnes terres fertiles du pays belmontais, le village connaît un essor alimenté par l'activité économique générée par le prieuré. Il bénéficie d'une situation géographique privilégiée, entre le Mans et Alençon, sur le chemin des pélerinages vers le Mont-Saint-Michel et Saint-Jacques-de-Compostelle pour lesquels une Maison-Dieu est fondée en 1239. Demeuré une étape appréciée sous l'Ancien Régime, comme en témoigne l'Auberge du Coq Hardi, Vivoin amorce un repli, tandis que le prieuré est transformé en exploitation agricole. Sauvé de la destruction en 1965 par les villageois, il constitue aujourd'hui un remarquable témoignage de l'architecture religieuse.